Sobea au cœur d’un scandale de surfacturation de 6 milliards de FCFA et d’un projet de route abandonné

En septembre 2022, le rapport de la Task-Force Finex a jeté une lumière crue sur des pratiques douteuses au sein de certaines entreprises ayant remporté des contrats publics. Ce document, consulté par nos sources, met en évidence des agissements peu orthodoxes, avec en point de mire Sobea, une entreprise impliquée dans des surfacturations dépassant les 6 milliards de FCFA pour les travaux de la route Terre Nouvelle-PK7.
Interrogations sur l’ancienne Task-Force et le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI)
Alors que le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) réactivait la Task-Force sur la dette intérieure et extérieure , des questions se posent quant au devenir des conclusions de l’ancienne Task-Force, mise en place sous l’ancien régime d’Omar Bongo Ondimba. Le rapport de septembre 2022 révèle des anomalies préoccupantes dans la gestion des contrats publics.
Suspicions de surfacturation chez Sobea
Selon le rapport, signé par le chef de mission, Sobea, en charge du chantier d’aménagement de l’axe Terre Nouvelle-PK7, aurait facturé des montants exorbitants, dépassant les 6 milliards de FCFA, en tensioactif les prix unitaires. Par exemple, les moustiquaires imprégnées auraient été facturées à 55 000 FCFA au lieu de 7 000 FCFA, tandis que le prix des blocs latériques livrés sur site aurait été porté à 50 000 FCFA le mètre cube, alors que l’État aurait été facturé 106 000 FCFA le mètre cube.
Abandon mystérieux du projet Sogatol-Oloumi
Plus troublant encore, après avoir reconnu obligatoirement les surfacturations et s’être engagé à réhabiliter gracieusement une route de 7 km à Libreville, le rapport de la Task-Force Finex révèle que Sobea a mystérieusement abandonné le projet de réhabilitation de l’axe Sogatol-Oloumi, sans fournir de justification valable. Cette situation interpelle le CTRI sur la nécessité de reprendre en main l’ensemble de ces dossiers qui ont longtemps stagné dans les tiroirs des anciens responsables de l’administration publique.