Société

Gabon Media Time dénonce des menaces de fermeture : un signal inquiétant pour la liberté de la presse

Depuis quelques jours, le média en ligne Gabon Media Time (GMT) est la cible de procédures qui pourraient mener à sa fermeture. Dans un éditorial publié sur son site, son rédacteur en chef Morel Mondjo Mouega dénonce une attaque directe contre l’avenir de plusieurs familles et l’entrepreneuriat gabonais.


Un média sous pression

Dans un article publié sur Gabon Media Time le 25 août 2025, Morel Mondjo Mouega, rédacteur en chef, affirme que son entreprise est menacée par un membre du gouvernement. Selon lui, cette situation ne représente pas seulement une tentative de réduire un média au silence, mais également un coup porté à une quinzaine de familles gabonaises dont les revenus dépendent de GMT.

« C’est arracher aux enfants des collaborateurs la sécurité que leurs parents se battent à leur offrir », écrit-il dans un texte empreint de gravité.


Un acharnement dénoncé

L’éditorial décrit un acharnement incompréhensible, alors que le discours officiel du chef de l’État encourage la jeunesse gabonaise à s’engager dans l’entrepreneuriat et l’innovation. Morel Mondjo Mouega souligne la contradiction entre cette volonté affichée et les pressions exercées contre une entreprise qui, selon lui, contribue à l’économie nationale à travers des emplois directs et indirects, des stagiaires formés chaque année, ainsi qu’une fiscalité régulière.

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Un enjeu citoyen et politique

Le journaliste rappelle que, sous Ali Bongo Ondimba, la Haute Autorité de la Communication n’avait jamais exigé la fermeture d’un média, malgré une réputation de régime répressif. D’où son interrogation : pourquoi maintenant ? Pourquoi fragiliser une voix qui participe au débat public, à l’information et à l’éveil citoyen ?

Il avertit : vouloir fermer GMT, c’est envoyer un message décourageant à toute une génération de jeunes Gabonais qui aspirent à entreprendre et créer.


Un appel à la société

Loin de se poser en victime, le rédacteur en chef explique écrire cet éditorial parce qu’il « croit au Gabon ». Pour lui, réduire au silence GMT revient à museler des citoyens engagés et priver la jeunesse de modèles d’audace et d’initiative.

« Toucher à GMT, c’est toucher à des vies, à des familles, à l’avenir de l’entrepreneuriat gabonais », conclut-il.

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