Brice Clotaire Oligui Nguema annonce la révision des accords post-indépendance du Gabon

Lors du Sommet des Affaires de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), qui s’est tenu du 27 au 29 mars 2026 à Malabo, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exprimé des positions déterminées qui ont capté l’attention. En plus de son appel habituel aux investisseurs, le chef de l’État a mis en avant son intention de renégocier les accords conclus depuis l’indépendance du Gabon afin de mieux répondre aux besoins et aux intérêts du pays.
L’objectif pour Libreville ne se limite pas à maintenir les relations économiques existantes, mais à les réajuster pour les rendre plus équitables. Profitant de la « Journée du Gabon », Oligui Nguema a réaffirmé son désir de réexaminer minutieusement les contrats historiques.
Selon lui, ces accords, souvent négociés dans un contexte déséquilibré juste après l’indépendance en 1960, doivent être réévalués à la lumière des réalités économiques et sociales actuelles des populations africaines. « Le Gabon doit reconquérir la pleine maîtrise de ses ressources », a-t-il précisé, en évoquant la possibilité d’appliquer le droit de préemption sur les contrats arrivant à échéance.
Renouer avec la souveraineté économique
Cette volonté de transformation ne reste pas un simple discours. Le président a rappelé que le Gabon a déjà pris des mesures concrètes, telles que la reprise de certains actifs stratégiques dans l’industrie pétrolière. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de souveraineté économique, visant à maximiser la valeur ajoutée des ressources naturelles du pays, qu’il s’agisse des mines ou de l’agro-industrie.
Bien que le Gabon prône la renégociation, il n’en reste pas moins un lieu propice aux investissements. Oligui Nguema a mis en avant plusieurs piliers de son gouvernement, dont la stabilité des institutions et la transparence des processus, l’extension des infrastructures de grande envergure, et le développement de partenariats public-privé, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables et du tourisme.
En somme, le message délivré lors du sommet de Malabo est clair : le Gabon est ouvert aux investisseurs, à condition que les accords qui en résultent soient modernes, équitables et bénéfiques pour toutes les parties prenantes.







