
Après près d’un mois de silence, Hervé Patrick Opiangah (HPO), ancien ministre des Mines de la transition, s’est exprimé ce 14 décembre pour réfuter les accusations qui pèsent contre lui. Accusé de viols, d’inceste et d’atteinte à la sûreté de l’État, il qualifie ces allégations de « fabrications mensongères » qu’il attribue à une « machination politique » orchestrée par des responsables influents de la Garde républicaine.
Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, marqué par les récentes prises de position du procureur de Libreville, Bruno Obiang Mvé. HPO, adoptant un ton solennel, a exhorté les autorités à privilégier la stabilité nationale. « La paix est plus importante que les passions et les luttes individuelles. Je prie pour que la sagesse et la raison prévalent sur les tensions actuelles », a-t-il affirmé.
Revenant sur son parcours, il a rappelé son rôle dans la création de milliers d’emplois, soulignant que son engagement envers le Gabon demeure intact malgré les attaques dont il se dit victime.
“Une campagne de dénigrement”
Avec fermeté, HPO a rejeté les accusations, estimant qu’elles visent à détruire sa réputation. « Je refuse d’accepter que des individus mal intentionnés manipulent la justice pour m’attaquer. C’est une injustice flagrante et une atteinte à ma dignité », a-t-il martelé.
Il a également tenu à remercier ses partisans et la diaspora gabonaise pour leur soutien, saluant leur fidélité face à ce qu’il décrit comme une tentative de déstabilisation.
Un retour sous condition
Prêt à faire face à la justice, HPO a néanmoins posé une condition : la garantie de sa sécurité. « Je suis prêt à me présenter en âme et conscience. Je n’ai rien à cacher, et je suis convaincu que les faits prouveront mon innocence », a-t-il assuré.
Cette prise de parole marque un tournant dans une affaire mêlant enjeux judiciaires et tensions politiques. Alors que l’ancien ministre reste introuvable, il continue d’appeler au dialogue et à la réconciliation nationale, tout en dénonçant ce qu’il perçoit comme un acharnement politique.
L’évolution de cette affaire reste incertaine, mais elle reflète les défis posés par la quête de justice et la stabilité politique dans le pays.