Grève imminente dans le secteur pétrolier : Oligui Nguema prend les devants pour apaiser la situation

Dans un contexte de tensions croissantes au sein du secteur pétrolier, le Président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce mercredi 28 janvier 2026 les syndicats du secteur pour une réunion décisive. Cette rencontre a été perçue comme un signe clair de l’implication de l’État, dans le but de répondre aux préoccupations liées à la précarité de l’emploi et aux abus dans la sous-traitance.
Le Chef de l’État, dans son rôle de garant de la paix sociale et de l’économie nationale, a pris l’initiative de dialoguer directement avec les syndicats, alors que la situation devenait de plus en plus tendue. Cette réunion intervient après le dépôt d’un préavis de grève par les travailleurs, exprimant leur mécontentement face à la dégradation de leurs conditions de travail et la précarisation croissante dans certaines entreprises du secteur.
Revendications des syndicats : vers une action concrète
Lors de l’audience, les syndicats ont présenté leurs revendications sans ambiguïté. Les principales préoccupations portaient sur les conditions d’emploi des travailleurs, l’insécurité de l’emploi dans certaines entreprises et les abus répétés liés à la sous-traitance. Ces derniers ont demandé l’engagement personnel du Président Oligui Nguema pour une solution pérenne, souhaitant que les réponses apportées ne se limitent pas à des mesures temporaires.
Le Chef de l’État, conscient de l’enjeu, a annoncé la mise en place d’une concertation élargie réunissant les acteurs majeurs du secteur pétrolier et gazier. Cette initiative vise à identifier des actions concrètes à mettre en œuvre, notamment en ce qui concerne l’application effective de la loi n°20 sur la lutte contre la précarité de l’emploi et la régulation de la sous-traitance.
Une volonté de traiter le problème à la racine
L’engagement direct de Brice Clotaire Oligui Nguema marque un tournant dans la gestion de ce conflit social. Pour les syndicats, cette rencontre représente un « signal fort », témoignant de la volonté politique du Président de prendre des mesures structurelles face aux déséquilibres persistants entre les impératifs économiques et les droits sociaux dans le secteur.
Si aucune décision immédiate n’a été dévoilée à l’issue de cette rencontre, les syndicats ont salué l’ouverture au dialogue et se sont dits optimistes quant à la possibilité de trouver des solutions durables. L’enjeu reste désormais de traduire ces promesses en actes concrets, afin d’éviter une paralysie de l’industrie pétrolière et gazière, un secteur clé pour les finances publiques du Gabon.





