Le tribunal administratif de Lambaréné cambriolé : les magistrats face à une insécurité croissante

Dans la nuit du 4 au 5 janvier 2026, un incident majeur a frappé le tribunal administratif de Lambaréné, situé dans la province du Moyen-Ogooué. Selon des sources judiciaires, des individus non identifiés ont pénétré par effraction dans les locaux de cette juridiction, causant des dégâts matériels considérables et perturbant gravement son fonctionnement. Cet acte soulève des inquiétudes quant à la sécurité des institutions publiques et des personnels judiciaires.
Un vol ciblé et des bureaux fouillés
Le tribunal administratif, implanté au quartier Mbilandzambi, dans le 2ᵉ arrondissement de Lambaréné, a été la cible d’un acte de vandalisme nocturne aux conséquences graves pour l’administration judiciaire locale. D’après les informations publiées par L’Union dans son édition du 9 janvier 2026, plusieurs individus ont pénétré dans les locaux en forçant des portes et ont dérobé du matériel.
Le bilan préliminaire fait état du vol d’environ cinq ordinateurs portables. Les auteurs de l’effraction ont ciblé des bureaux spécifiques, dont ceux du président du tribunal, du commissaire à la loi, du secrétaire en chef du parquet, et du pool du Commissaire à la loi. Bien que les raisons exactes de l’intrusion restent inconnues, la nature des bureaux fouillés suggère que l’objectif des malfaiteurs pourrait avoir été spécifique.
Perturbation du traitement des dossiers et gestion des affaires en urgence
Un des éléments les plus préoccupants de cet incident est que « un dossier dont l’instruction était bien avancée a été manipulé », selon des sources proches des autorités judiciaires. Cette intrusion a forcé le personnel à réorganiser d’urgence les activités administratives et a perturbé le traitement des dossiers en cours. Le fonctionnement quotidien du tribunal administratif de Lambaréné a été gravement affecté par cet acte de vandalisme.
Une enquête ouverte pour déterminer les responsabilités
Dès la découverte de l’incident, le procureur de la République ainsi que des officiers de police judiciaire se sont rendus sur place pour réaliser les constats nécessaires. Une enquête a été lancée afin de retrouver les responsables et de déterminer les circonstances exactes de ce délit, qui constitue une atteinte grave à une institution de l’État. Les autorités judiciaires espèrent éclaircir les motifs de cette intrusion et identifier les auteurs de cet acte délibéré.
Un appel à la sécurisation des bâtiments publics
Cet événement met en lumière une question cruciale : la sécurité des édifices publics, et en particulier des institutions judiciaires. En effet, les agents de sécurité pénitentiaire en charge de la surveillance des bâtiments sont en poste uniquement pendant les heures de service, soit de 7 h 30 à 15 h, ce qui expose ces sites sensibles à de potentielles intrusions durant les périodes sans surveillance. Dans un contexte où les actes de vandalisme se multiplient, cet incident soulève des préoccupations sur la protection des symboles de l’État et la sécurisation des données publiques, dont les conséquences peuvent être graves pour l’administration judiciaire.







