Les États-Unis suspendent partiellement leur aide au Gabon en réaction au coup d’État du 30 août

En réponse au coup d’État du 30 août dernier au Gabon, les États-Unis ont annoncé mardi soir la suspension d’une partie de leur aide étrangère au pays, en attendant des éclaircissements sur les intentions de la junte au pouvoir.
Près d’un mois après la prise de pouvoir par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), les États-Unis restent sceptiques quant à ses intentions. En conséquence, le gouvernement américain a décidé de suspendre une partie de son aide étrangère au Gabon, le temps d’évaluer l’intervention anticonstitutionnelle menée par des membres de l’armée gabonaise, selon une annonce faite par Anthony Blinken, chef de la diplomatie américaine, dans un communiqué publié le mardi 26 septembre.
Cette suspension demeurera en vigueur jusqu’à ce que les États-Unis aient pu examiner la situation sur le terrain au Gabon. Toutefois, bien que les États-Unis n’aient pas qualifié explicitement les événements de “coup d’État”, ils n’ont pas l’intention de mettre fin à leurs opérations gouvernementales, y compris diplomatiques et consulaires, destinées à soutenir leurs citoyens présents dans le pays.
Le montant de l’aide suspendue et les programmes concernés n’ont pas été précisés dans l’annonce. La diplomatie américaine a simplement expliqué que cette décision était en conformité avec les mesures prises par les organisations sous-régionales (Cemac et CEEAC) ainsi que l’Union africaine, qui avaient déjà suspendu le Gabon.