Port-Gentil : trois cadres de Perenco Gabon relâchés mais interdits de quitter le pays

Samedi à Libreville, les membres de l’Organisation nationale des employés du Pétrole (ONEP) ont fait le point sur l’enquête en cours après l’explosion survenue sur le site Becuna, au large de Port-Gentil. Les trois responsables de Perenco Gabon, qui avaient été placés en garde à vue vendredi à Port-Gentil, ont été relâchés mais ont interdiction de quitter le territoire national pendant que l’enquête se poursuit.
L’ONEP a précisé que deux enquêtes sont en cours : une judiciaire et une technico-administrative. Les trois responsables, y compris le Directeur général Adrien Broche, le Directeur général adjoint Nestor Awauret, et le Directeur du Workover, Lapasse, ont été libérés après leurs auditions dans le cadre de l’enquête judiciaire, mais ils ne peuvent pas quitter le pays.
« Concernant l’enquête judiciaire, les dirigeants de Perenco Gabon ont été entendus et placés en garde à vue. Ils ont été relâchés mais ne peuvent pas quitter le territoire », a expliqué Guylaine Mboui Zolo Ba-Ndong, Secrétaire national de la réglementation, des relations extérieures et de la communication de l’ONEP.
L’ONEP a appelé le procureur de la République à clarifier la situation pour que justice soit rendue, et a demandé au président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, de garantir l’indépendance de la justice. Cette demande fait suite à des rumeurs de sabotage et d’obstruction de l’enquête par le procureur de la République et d’autres magistrats du Tribunal de première instance de Port-Gentil.
Quant à l’enquête technico-administrative, l’ONEP a exprimé des doutes sur son efficacité et sa sincérité, critiquant la Direction générale des hydrocarbures pour ne pas avoir mobilisé une expertise adéquate. L’ONEP a aussi souligné qu’aucun retour d’information n’a encore été publié, demandant plus de transparence et une communication claire des autorités pour apaiser le secteur pétrolier.