Transport Maritime: Pas d’accostage avant février 2025 à Libreville et Port-Gentil pour le ferry de 500 places de la CNNII

Quatre mois après son inauguration par le président de la Transition, Brice-Clotaire Oligui Nguéma, le ferry de la Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale (CNNII), conçu pour relier Libreville à Port-Gentil, n’a toujours pas démarré ses activités. Capable d’accueillir 500 passagers et 150 véhicules, le ferry surnommé M/V OBANG reste immobilisé, suscitant des interrogations chez les usagers et les acteurs économiques.
Le principal obstacle réside dans ses dimensions : avec un tirant d’eau de 5 mètres, le ferry ne peut accoster ni dans les ports d’Antarès à Owendo ni à Port-Gentil, ces infrastructures n’étant pas assez profondes pour l’accueillir. « L’état actuel des ports à Libreville et Port-Gentil ne permet pas à ce navire d’accoster, car il faut plus de 5 mètres de profondeur », a indiqué une source proche du ministère des Transports au journal L’Union.
Des travaux en cours pour adapter les ports
Pour remédier à ce problème, la CNNII a engagé des travaux de réaménagement afin de rendre les ports de Libreville et Port-Gentil compatibles avec les exigences du ferry. Ces travaux, financés sur les fonds propres de la compagnie, devraient se terminer d’ici fin décembre 2024. Si tout se passe comme prévu, le ferry pourrait entrer en service entre janvier et février 2025.
Une vision portée par un partenariat stratégique
La concession de la CNNII au groupe burkinabé Ebomaf, pour une durée de 25 ans, reflète la volonté du Gabon de moderniser son réseau de transport maritime. Le ferry, annoncé avec des tarifs compétitifs, doit renforcer les liaisons entre Libreville et Port-Gentil, tout en desservant d’autres ports de la sous-région.
Cependant, les retards dans ce projet soulignent les limites des infrastructures portuaires actuelles et les investissements nécessaires pour leur modernisation. Malgré ces défis, la mise en service du M/V OBANG est très attendue, autant par les voyageurs que par les autorités, qui voient en ce projet un levier pour dynamiser les échanges régionaux et moderniser les transports au Gabon.