Ngouoni : Quatre individus incarcérés pour vol de matériaux sur un chantier public

Quatre hommes ont été incarcérés à la prison centrale de Yené après avoir été interpellés en flagrant délit, alors qu’ils transportaient des cartons de carreaux dérobés sur un chantier public à Ngouoni. Présentés devant le magistrat instructeur du Tribunal de première instance de Franceville, les suspects ont reconnu leur implication. La justice a rapidement réagi, selon le quotidien L’Union.
Un vol de matériaux sur un chantier public
Le 30 décembre dernier, quatre personnes, dont trois Gabonais et un Ghanéen, ont été écrouées après avoir été entendues par le magistrat instructeur. Ils sont accusés de vol et de complicité dans le vol de matériaux de construction sur un chantier public situé à Ngouoni, un projet lancé par le président de la République dans la province du Haut-Ogooué.
Les suspects, âgés de 18 à 37 ans, ont été arrêtés après une enquête menée par l’antenne locale du B2, un service spécialisé dans la lutte contre le grand banditisme. Lors de leur arrestation, ils étaient en possession de plusieurs cartons de carreaux volés sur le site en question.
Des aveux sous pression, mais une justice ferme
Lors de l’enquête préliminaire, les accusés ont avoué leur méfait, expliquant leur acte par des difficultés financières liées aux charges familiales et aux dépenses de fin d’année. Toutefois, cette justification n’a pas convaincu le tribunal, qui a ordonné leur mise en détention préventive à la maison d’arrêt de Yené, en attendant leur procès.
Cette affaire met en lumière le phénomène croissant des vols de matériaux sur les chantiers publics, une problématique qui entrave le bon déroulement des projets et entraîne des coûts supplémentaires pour l’État. À Franceville, l’action rapide des autorités et la réactivité judiciaire envoient un message fort : les atteintes aux biens publics ne resteront pas impunies.
Un proverbe souvent cité sur les chantiers résume cette situation : « Derrière un maçon qui boit une bière fraîche à midi, se cache parfois un sac de ciment qui a disparu ». Cette fois, la justice a décidé de mettre fin à cette pratique.







