Un réseau de contrefaçon de machines Stihl stoppé par les autorités gabonaises

Un vaste trafic de faux équipements motorisés a été mis au jour à Libreville, portant atteinte à la marque Stihl, distribuée en exclusivité par Diesel Gabon. L’opération, menée conjointement par la Direction des affaires économiques et financières (Daef) et l’État-major de la police des investigations judiciaires (Empij), a permis de neutraliser un réseau actif sur le marché local.
Des importations illégales venues d’Asie
Quatre personnes – trois Camerounais et un Sénégalais – ont été interpellées. Elles sont accusées d’avoir introduit au Gabon des tronçonneuses et débroussailleuses sans marque en provenance de Chine et de Turquie. Ces appareils étaient ensuite reconditionnés et étiquetés frauduleusement sous la marque Stihl avant d’être revendus.
Des prix cassés pour séduire les acheteurs
Ces machines contrefaites étaient proposées à des tarifs défiant toute concurrence, parfois jusqu’à trois fois moins chers que ceux appliqués par Diesel Gabon. Pour attirer leur clientèle, les faussaires s’appuyaient notamment sur des campagnes de promotion menées via les réseaux sociaux.
Des conséquences directes pour Diesel Gabon
Rapidement, les effets de cette fraude se sont fait sentir. Les acheteurs de ce matériel illégal ont été confrontés à des pannes répétées et à des pièces défectueuses. Résultat : les ateliers de Diesel Gabon ont vu affluer des demandes de réparation. C’est cette recrudescence d’incidents qui a conduit l’entreprise à lancer une enquête interne, laquelle a permis de remonter jusqu’aux auteurs de l’escroquerie.