
Le climat se détériore pour les membres de l’ancien régime d’Ali Bongo. Après l’incarcération mardi de Noureddin Bongo et six de ses proches, accusés de pas moins de 12 chefs d’accusation, deux anciens ministres ont rejoint le rang des détenus ce vendredi. Il s’agit de Vincent de Paul Massassa, en charge du secteur pétrolier, et de Léon Armel Bounda Balonzi, ancien ministre des Travaux Publics. Leur première nuit derrière les barreaux s’est déroulée à la prison centrale de Libreville.
Vincent de Paul Massassa et Léon Armel Bounda Balonzi ont ainsi intégré la liste croissante des pensionnaires de la prison centrale de Libreville depuis la chute du régime d’Ali Bongo. Ces deux anciens ministres, proches de Noureddin Bongo, se retrouvent désormais aux côtés de leur mentor dans cette institution pénitentiaire, faisant face à de graves accusations de malversations et de détournement de fonds publics auxquelles ils auraient participé.
Ces deux ex-ministres ont été déférés devant un juge d’instruction au palais de justice de Libreville, devant la cour criminelle spéciale, et ont vu leur mandat de dépôt prononcé ce vendredi. Vincent de Paul Massassa, ancien ministre du Pétrole, est notamment accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de diverses sources, dont l’entreprise pétrolière Vaalco, parmi d’autres. Ces allégations font partie d’une liste croissante d’accusations qui ont finalement conduit à leur incarcération.
Quant à Léon Armel Bounda Balonzi, ancien ministre des Travaux Publics, qui avait été transféré à la tête du Fonds d’entretien routier (FER2), il est confronté à des accusations liées à de nombreux projets routiers financés par l’État qui n’ont jamais été réalisés. Ces deux anciens ministres d’Ali Bongo sont désormais confrontés aux conséquences de leur participation présumée à la mauvaise gouvernance, la corruption, et les détournements de fonds qui ont affecté le régime déchu ayant régné sur le Gabon pendant plus d’un demi-siècle.