Le CTRI annonce une Diminution des Primes Accordées aux Parlementaires en Transition

La décision du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) a frappé comme un coup de tonnerre, affectant directement les 168 parlementaires nommés par le président de la transition, Brice Oligui Nguema, le 6 octobre dernier. Alors que leur entrée en fonction avait été retardée par une saisine de la Cour constitutionnelle, les parlementaires de la transition ont reçu une annonce désagréable mercredi soir : une réduction significative de leurs primes et avantages.
Communiqué N°021 du CTRI du 18 octobre 2023 relatif aux décisions prises par le Président de la Transition @oliguinguema afin d’assainir les Finances Publiques et réduire les charges de l’Etat. pic.twitter.com/y8v7OhBV3c
— Présidence de la République Gabonaise (@LaPresidenceGA) October 18, 2023
La taille jugée pléthorique du contingent parlementaire de la transition n’a pas échappé aux critiques, mais c’est sur la question de leurs rémunérations que le CTRI a décidé d’agir. Brice Oligui Nguema a déjà fait preuve de sa volonté de réduire les dépenses publiques en renonçant à son propre traitement de “président de la République”. Désormais, il s’attaque aux fonds de l’État répartis aux parlementaires.
Dans un communiqué publié sous le numéro 21, le CTRI a déclaré que cette décision découle de “l’engagement constant à assainir les finances publiques et à réduire le fardeau financier de l’État”. Les principaux changements touchent les indemnités des parlementaires ainsi que leurs fonds politiques. De plus, la prime de transport du 17 août est supprimée, et les indemnités des deux sessions parlementaires sont réduites de moitié.
En parallèle de ces mesures impactantes sur les finances des futurs parlementaires, le général Brice Oligui Nguema a également demandé à l’Assemblée nationale et au Sénat d’élaborer un règlement financier. Ce règlement fixera les ressources des deux chambres ainsi que leur utilisation tout au long de la période de transition. Cette initiative vise à assainir les finances de l’État et à mettre fin au gaspillage qui a caractérisé l’ancien régime de Bongo.