Affaire Bilie-By-Nzé : L’audience renvoyée au 12 mai 2026

L’audience tant attendue dans le dossier impliquant l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nzé aura finalement lieu le lundi 12 mai 2026. Reportée depuis ce vendredi, la comparution de l’ex-chef du gouvernement devant la chambre d’accusation se tiendra à huis clos, dans le cadre d’une procédure préliminaire non publique.
Un mandat de dépôt au cœur d’un litige financier
Mis en cause dans un différend l’opposant à dame Baba Ramatou, l’ancien Premier ministre est accusé d’une dette présumée de 5 000 000 de francs CFA. Interpellé puis placé sous mandat de dépôt à la Prison centrale de Libreville, Bilie-By-Nzé attend désormais que la juridiction se prononce sur son sort, après le rejet des requêtes formulées par sa défense, dont une demande de mise en liberté provisoire.
Le parti EPG tire la sonnette d’alarme
Dans l’attente de la décision judiciaire, le mouvement politique de l’ancien Premier ministre, Ensemble Pour le Gabon (EPG – Opposition), a publié un communiqué largement relayé sur les réseaux sociaux. Le parti y exprime de vives inquiétudes quant aux conditions de traitement du dossier, appelant au respect de l’indépendance de la justice et à la protection des droits et libertés individuels.
Parmi les points soulevés par EPG figure notamment l’orientation du dossier vers la 2e chambre d’accusation, une pratique jugée inhabituelle, la procédure étant normalement traitée au niveau de la 1re chambre. Le parti conteste également ce qu’il perçoit comme une marge de manœuvre excessive accordée au juge instructeur, rappelant que la loi pénale est d’interprétation stricte et qu’elle doit s’appliquer avec rigueur et impartialité, sans que la liberté individuelle ne soit exposée à l’arbitraire.
Un appel solennel à la responsabilité judiciaire
Dans une formule particulièrement directe, les proches de l’ancien candidat à la présidentielle d’avril 2025 ont adressé un message clair aux magistrats saisis du dossier : « Le parti appelle la chambre d’accusation à prendre toute la mesure de ses responsabilités historiques, dans le respect du droit, des libertés fondamentales et des principes élémentaires de justice. »
L’État de droit gabonais en question
Au-delà du sort judiciaire d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé, EPG estime que c’est un enjeu bien plus large qui se joue dans cette affaire : la crédibilité de l’État de droit, l’indépendance réelle du pouvoir judiciaire et la confiance que les citoyens accordent à leurs institutions. Le verdict attendu lundi prochain sera suivi de près, bien au-delà des cercles politiques.







