Dette intérieure : l’État gabonais s’engage à apurer une facture de plus de 4 300 milliards de FCFA

L’État gabonais a réaffirmé, la semaine dernière, sa détermination à accélérer le règlement de la dette intérieure, évaluée à plus de 4 300 milliards de FCFA, en s’appuyant notamment sur le mécanisme du « club de Libreville ». Une annonce qui intervient dans un contexte de fortes attentes du secteur privé.
Cette orientation a été confirmée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors d’une rencontre tenue le 17 janvier 2026 au palais présidentiel, avec les membres du bureau de l’Association professionnelle des établissements de crédits (APEC).
Un encours de dette intérieure particulièrement élevé
Selon les données les plus récentes de la Direction générale de la Dette (DGD), arrêtées à fin novembre 2025, l’encours de la dette intérieure du Gabon s’établit précisément à 4 345,716 milliards de FCFA. Un montant qui illustre l’ampleur des engagements financiers accumulés par l’État envers les acteurs nationaux.
Cette dette se répartit en plusieurs catégories. Les dettes bancaires représentent 444,087 milliards de FCFA, tandis que les dettes moratoires s’élèvent à 726,330 milliards de FCFA. La part la plus importante concerne toutefois les engagements vis-à-vis du marché financier régional, chiffrés à 3 175,299 milliards de FCFA.
Le plaidoyer appuyé du patronat gabonais
Quelques jours avant cette rencontre, la question du règlement de la dette intérieure avait déjà été mise au centre des échanges économiques. Le 8 janvier 2026, lors de la cérémonie de présentation des vœux au Chef de l’État, organisée au Palais Rénovation, le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua, avait publiquement insisté sur l’urgence d’un apurement complet.
« Les délais de paiement, tout comme la persistance de la dette intérieure, assèchent les capacités financières des opérateurs économiques. Ils freinent l’investissement. Ils retardent la création d’emplois. Le règlement progressif de cette dette, combiné à une amélioration durable des délais de paiement de l’État, constitue un levier essentiel pour soutenir l’activité économique et sécuriser l’emploi formel », avait plaidé le patron des patrons du Gabon.
Un enjeu clé pour la relance économique
L’engagement réitéré des autorités vise ainsi à restaurer la confiance entre l’État et ses partenaires économiques, dans un contexte où le poids de la dette intérieure demeure un facteur de fragilisation de l’investissement privé et de l’emploi. La mise en œuvre effective de ce processus de paiement sera scrutée de près par les acteurs financiers et les entreprises locales.





