Paiement des rappels de salaires : l’État débloque 35 milliards FCFA et clôt un dossier historique

C’était une mesure très attendue par de nombreux agents publics. Réunis en Congrès au Palais Léon Mba, les parlementaires ont assisté à une annonce majeure du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, concernant le règlement des rappels de solde dus aux fonctionnaires.
Cette décision marque une nouvelle étape dans l’apurement d’une dette sociale ancienne, qui pesait depuis plusieurs années sur les finances des ménages et sur le climat social.
Une annonce officielle devant la représentation nationale
Lors de son allocution solennelle, le chef de l’État a confirmé le lancement de la dernière phase du processus de paiement. Dès ce mardi 16 juin, les fonctionnaires concernés commenceront à percevoir leurs dus.
Le président a précisé devant les députés et sénateurs réunis :
« Je vous annonce dans cet hémicycle le lancement du paiement de la troisième et dernière phase de règlement des rappels calculés, pour un montant de 35 milliards de francs CFA »
Une déclaration accueillie par des applaudissements dans l’hémicycle, traduisant l’importance symbolique et sociale de cette mesure.
Un total de 105 milliards FCFA versés en deux ans
Avec cette ultime tranche, l’État porte à 105 milliards de francs CFA le montant global des rappels de salaires versés aux agents publics sur une période de deux ans.
Ce règlement progressif vient solder un contentieux financier de longue date, qui affectait durablement le pouvoir d’achat des fonctionnaires et alimentait les tensions sociales.
En apurant cette dette, les autorités entendent également stabiliser le front social et restaurer la confiance entre l’administration et ses agents.
Un impact économique attendu
Au-delà de sa portée sociale, cette injection de 35 milliards FCFA dans l’économie nationale devrait produire des effets visibles sur la consommation des ménages.
Ces liquidités supplémentaires pourraient dynamiser plusieurs secteurs d’activité, notamment ceux liés aux dépenses quotidiennes et à la consommation intérieure.
Les autorités misent ainsi sur un effet d’entraînement économique, porté par l’amélioration du pouvoir d’achat des fonctionnaires.
La fin d’un long chantier social
Avec cette troisième et dernière phase, le gouvernement clôt l’un des dossiers sociaux les plus sensibles engagés depuis la Transition.
Cette décision est présentée comme une étape clé dans la normalisation des relations entre l’État et ses agents, tout en apportant un soulagement immédiat à des milliers de familles.





