Port-Gentil : lancement des travaux de réhabilitation des voiries urbaines après l’intervention du président

Le 21 avril 2026, à la foire municipale de Port-Gentil, les travaux de réhabilitation des infrastructures routières ont été officiellement lancés, une semaine après la visite du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Face à l’urgence sociale et à l’impératif économique, ce projet vise à pallier le délabrement des routes de cette cité pétrolière.
Un défi quotidien pour les Port-Gentillais
À Port-Gentil, la circulation est devenue un véritable casse-tête. Les habitants font face à un réseau routier vétuste, avec des quartiers coupés du reste de la ville, des nids-de-poule omniprésents, et des chantiers à l’arrêt. Cette situation, qui touche plusieurs villes du Gabon, non seulement freine l’activité économique, mais complique également l’accès aux services publics essentiels. La réhabilitation des routes s’impose ainsi comme une priorité pour redonner de la fluidité au trafic et permettre une meilleure connectivité.
L’impact de l’intervention présidentielle
C’est lors de sa visite à Port-Gentil que le président Oligui Nguema a soulevé la question de l’isolement de la ville et de la lenteur des projets d’infrastructure. Un mois après cette intervention, les travaux ont enfin été lancés. Pour Françoise Assengone Obame, Gouverneure de l’Ogooué-Maritime, ce chantier ne se résume pas à un simple bitumage des routes. Il s’agit d’un véritable projet de réhabilitation urbaine visant à « recoudre » un tissu urbain fracturé et à offrir aux habitants une mobilité retrouvée. Un point de vue également partagé par le maire de la ville, Pascal Houangni Ambouroue, qui espère que cette initiative contribuera à la transformation durable de l’environnement urbain.
Les enjeux économiques et sociaux des routes dégradées
Les routes dégradées affectent lourdement l’économie locale. Pour les commerçants de la ville, le mauvais état des routes entraîne des ruptures de stocks et augmente les coûts du transport des marchandises, ce qui se répercute sur les prix des produits de première nécessité. Les transporteurs publics, en particulier les taximen, doivent faire face à l’usure prématurée de leurs véhicules, entraînant des dépenses imprévues pour réparer les amortisseurs, les pneus ou les trains roulants. Ces coûts sont souvent transférés aux usagers sous forme d’augmentation des tarifs ou par la réduction des itinéraires desservis. Ainsi, la réhabilitation des routes apparaît comme un levier essentiel pour améliorer le pouvoir d’achat des habitants.

Des ambitions locales avec des moyens à la hauteur
Sur le terrain, l’entreprise chargée des travaux, « Le Roi des Chantiers », affiche ses ambitions. Plus de 30 engins de chantier ont été déployés pour assurer une mobilisation rapide et efficace. Cependant, les autorités et les habitants restent prudents. Par le passé, certains projets avaient été annoncés mais ne s’étaient jamais concrétisés. Ce chantier de Port-Gentil représente donc un véritable test pour le gouvernement, tant au niveau local que national.
Un test pour la politique routière nationale
La réhabilitation des routes de Port-Gentil va au-delà d’une simple amélioration locale. Elle soulève la question plus large de l’enclavement du Gabon. Les autorités espèrent ainsi démontrer leur capacité à agir rapidement, mais aussi à garantir la durabilité des infrastructures une fois les travaux terminés. La réussite de ce chantier pourrait marquer le début d’un processus plus global de réhabilitation des infrastructures routières à l’échelle nationale.







