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Justice

Gabon: Une influenceuse interpellée pour promotion publique de sextoys jugée contraire aux mœurs.

Par La rédaction• 7 octobre 2026• 51 vues•⏱️ 2 min
Gabon: Une influenceuse interpellée pour promotion publique de sextoys jugée contraire aux mœurs.

La Police judiciaire gabonaise a récemment interpellé une figure des réseaux sociaux, connue sous le pseudonyme « La Mairesse », ainsi que le propriétaire de la boutique Coquin Shop. Les deux individus ont été entendus par le service des mœurs suite à la diffusion de vidéos promouvant des objets sexuels, des faits qualifiés d'« outrages aux bonnes mœurs ».

Selon des informations recueillies auprès d'une source proche du dossier, les personnes mises en cause devraient être déférées devant le parquet de la République dans les jours à venir. Cette action judiciaire fait suite à une instruction directe de la justice gabonaise, qui a rapidement ordonné aux services compétents d'enquêter sur cette affaire.

La controverse autour des vidéos promotionnelles

Dans les séquences incriminées, réalisées pour le compte de Coquin Shop, « La Mairesse » est apparue un sextoy à la main. Elle y détaillait les avantages et les performances de l'objet, invitant explicitement les femmes à l'utiliser « sans passer par les hommes ». Ces déclarations, ainsi que le sujet même de la promotion, ont provoqué une forte indignation parmi les internautes, nombreux à considérer ces contenus comme contraires aux valeurs morales gabonaises.

Ce revirement de l'influenceuse a d'autant plus surpris que « La Mairesse » s'était initialement fait connaître sur les plateformes numériques grâce à des vidéos centrées sur la cuisine et la gastronomie, des thématiques bien éloignées de la promotion de produits intimes.

Le cadre légal gabonais

L'interpellation s'inscrit dans le cadre des dispositions du Code pénal gabonais, qui prévoit des sanctions strictes pour les atteintes aux bonnes mœurs. L'article pertinent stipule : « quiconque fabrique, détient, distribue, importe, exporte, affiche, vend, loue, édite ou offre tout écrit, image, film ou objet contraire aux bonnes mœurs, fait entendre publiquement des discours contraires aux bonnes mœurs, ou attire publiquement l'attention sur une occasion de débauche » est passible « d'un emprisonnement de deux ans au plus et d'une amende de 2 000 000 FCFA au plus, ou de l'une de ces deux peines seulement ».

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