
Libreville: Il vend un terrain, puis cambriole son propre acquéreur
Une affaire judiciaire des plus singulières défraie actuellement la chronique à Libreville, au Gabon. Selon les informations rapportées par le quotidien national L’Union ce 23 octobre 2026, un homme de 43 ans, identifié comme Éric K. et sans emploi, est au cœur d'un litige rocambolesque avec Keita M., un ressortissant malien. L'accusé, après avoir vendu un terrain à ce dernier, est désormais soupçonné d'avoir cambriolé son propre acquéreur.
Une transaction immobilière qui dégénère
Le point de départ de cette querelle remonte à la vente d'une parcelle de 136 m² située dans le quartier de Derrière-l’École normale supérieure (ENS). La transaction, d'un montant de 5 millions de francs CFA, avait été dûment officialisée devant un huissier de justice et en présence de plusieurs témoins. Cependant, quelques mois après avoir dépensé l'intégralité de la somme perçue, Éric K. aurait tenté d'extorquer 20 millions de francs CFA supplémentaires à l'acheteur.
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Face au refus catégorique de Keita M. de céder à cette nouvelle exigence, le vendeur indélicat a multiplié les procédures judiciaires, traînant son client devant les tribunaux à six reprises. À chaque tentative, Éric K. a été débouté de ses demandes.
Du tribunal au cambriolage
Ces échecs répétés devant la justice semblent avoir poussé Éric K. à franchir la ligne rouge. Le 10 février 2026, il se serait introduit par effraction au domicile de sa victime, dérobant deux rouleaux de câbles électriques d'une valeur estimée à 11 000 FCFA. Une plainte a été déposée début août au Parquet, entraînant la saisine des officiers de police judiciaire (OPJ) de la Brigade nord de Gros-Bouquet.
Convoqué à deux reprises, les 14 et 19 août, le suspect a fait preuve d'une absence volontaire. Sa fuite a pris fin au mois de septembre, lorsque la victime elle-même a signalé sa présence dans le quartier des Charbonnages, permettant son interpellation.
Liberté provisoire et antécédents
À l'issue de sa garde à vue et de son défèrement, Éric K. a bénéficié d'une liberté provisoire. Cette décision est assortie d'une interdiction formelle de s'approcher du domicile de Keita M., en attendant son jugement en comparution immédiate.
Ce n'est pas la première fois qu'Éric K. se retrouve face à la justice pour des faits impliquant la même victime. Il avait déjà purgé un mois de détention à la prison centrale de Gros-Bouquet pour une précédente affaire d'escroquerie visant Keita M., avant d'être libéré le 12 mai 2025.
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