SIR 2026 : Le Gabon absent du classement des 400 meilleures universités africaines

Le dernier classement des universités africaines établi par la revue Scimago Institutions Rankings (SIR) dévoile une triste réalité : aucune université gabonaise ne figure parmi les 400 meilleures institutions du continent. Ce constat fait écho à l’ascension de nombreuses universités d’autres pays, notamment l’Université du Caire, classée en tête, suivie de près par les géants sud-africains de Cape Town et Johannesburg.
Un manque de rayonnement international pour les universités gabonaises
Aucune des principales institutions gabonaises — l’Université Omar Bongo (UOB), l’Université des Sciences de la Santé (USS) et l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) — n’a réussi à se faire une place parmi les meilleures universités du continent. Si les modèles égyptien et sud-africain sont centrés sur la recherche scientifique, l’innovation et une ouverture internationale accrue, le système universitaire gabonais semble, lui, figé dans ses anciens schémas.
Des facteurs structurels à l’origine du retard
Plusieurs raisons expliquent ce retard manifeste du Gabon dans le domaine de l’enseignement supérieur. L’un des facteurs majeurs reste la faible production scientifique. Le classement SIR évalue, entre autres, la qualité et la quantité des publications scientifiques, domaines où les universités gabonaises peinent à se distinguer. En effet, ces institutions restent principalement des lieux de transmission de savoirs plutôt que de création de nouvelles connaissances.
À cela s’ajoutent des problèmes structurels tels qu’une instabilité académique chronique, des infrastructures saturées et un manque de financements alloués à la recherche fondamentale. Par exemple, l’Université des Sciences de la Santé et l’Université Mbaya semblent se concentrer davantage sur le recyclage de formations dépassées plutôt que sur l’innovation. Pendant ce temps, les universités des premiers rangs attirent des investissements mondiaux et des partenariats internationaux, tandis que les universités gabonaises peinent à numériser leurs bibliothèques et à garantir la continuité des cours.
Le fossé entre le Gabon et d’autres nations africaines s’élargit, soulevant la question de la capacité du pays à rattraper son retard dans un secteur clé pour son développement.







