
Gabon : l'axe Mékambo-Ekata renaît, un projet majeur à l'arrêt depuis huit mois
La province de l'Ogooué-Ivindo, au cœur du Gabon, connaît une situation contrastée en matière d'infrastructures routières. Si des travaux d'urgence connaissent une progression encourageante sur un axe vital, un projet d'envergure majeure reste bloqué, provoquant l'ire des autorités gouvernementales.
Les résidents de l'axe Mékambo-Ekata peuvent désormais envisager une amélioration significative de leur quotidien. Les opérations d'urgence, lancées sur cette section de 56 kilomètres, affichent un rythme soutenu. Lors d'une inspection menée sur le terrain le 13 août dernier, le ministre des Travaux publics, Edgard Moukoumbi, a exprimé sa satisfaction quant à l'engagement de la régie des Travaux publics. Il a pu constater « une évolution significative, avec déjà 31 km réalisés ».
À LIRE AUSSI
Crise salariale chez Agropag : des mois sans paie, les employés lancent un cri d'alarme
Ces interventions sont cruciales pour rétablir la praticabilité de cette artère essentielle, vitale pour désenclaver de nombreuses localités. Les équipes s'attellent au défrichage, au débroussaillage, ainsi qu'au purgeage et au rechargement de la chaussée. L'objectif est clair : garantir l'accès à toutes les zones concernées d'ici le 30 août, conformément aux directives présidentielles. Le ministre Moukoumbi a d'ailleurs jugé que « au regard du taux d'avancement, c'est une mission quasiment accomplie », tout en saluant « des tâches pour garantir la qualité des travaux et le respect du chronogramme ».
Un chantier stratégique à l'arrêt : le Makokou-Mékambo-Ekata
Cependant, cette note d'optimisme est assombrie par l'immobilisme d'un autre chantier d'une importance capitale : l'aménagement de la route Makokou-Mékambo-Ekata, un tronçon de 236 kilomètres. La société chinoise Maripoma, à qui ce marché a été attribué, n'a toujours pas entamé les travaux, et ce, huit mois après la validation des procédures administratives. Cette inertie a suscité une vive réaction de la part du ministre Edgard Moukoumbi.
Le ministre a interpellé l'entreprise avec fermeté sur son manquement aux obligations contractuelles, établies pour une durée de 48 mois. Il a rappelé l'impératif respect des échéances, mettant en garde : « Le délai de 48 mois est impératif, tout retard expose à des pénalités. C'est de l'argent que l'on va emprunter, il y a des intérêts ». Insistant sur la responsabilité des opérateurs économiques envers l'État et les contribuables gabonais, il a martelé que « tout engagement contractuel doit être honoré dès la notification de l’ordre de service ».
À LIRE AUSSI
Innovation : Pro locatif, une solution innovante pour simplifier la gestion immobilière au Gabon
Vers une meilleure connectivité nationale
Cette série d'inspections menée par Edgard Moukoumbi en Ogooué-Ivindo s'inscrit dans une politique plus vaste de développement des infrastructures routières nationales. Au-delà de l'axe Makokou-Mékambo-Ekata, un autre projet structurant concerne la route Makokou-Okondja, s'étendant sur 260 kilomètres. Ce dernier représente un jalon essentiel d'une ceinture routière stratégique visant à relier les principaux chefs-lieux de province, avec une extension prévue vers Koula-Moutou-Mouila. L'ambition est de renforcer de manière significative la connectivité du pays et de stimuler son développement économique.
Partager cet article
Poursuivez votre lecture

Asecna Gabon : Nadine Nathalie Awanang-Anato officiellement installée après un an d'intérim

Gabon: La SEEG s'éteint, la Gabonaise des Eaux et EDG prennent le relais en 2027

Agropag en pleine tempête : Ndong Sima accuse le DG de défiance et se retire


