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Politique

« Biens mal acquis » : l'UDB exhorte à préserver l'intérêt national et la sérénité du débat.

Par La rédaction• 28 septembre 2026• 8 vues•⏱️ 2 min
« Biens mal acquis » : l'UDB exhorte à préserver l'intérêt national et la sérénité du débat.

L'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), parti au pouvoir au Gabon, a récemment pris position concernant l'affaire dite des « Biens mal acquis ». Alors que la procédure judiciaire se déroule actuellement à Paris, en France, la formation politique du président Brice Clotaire Oligui Nguema a exprimé son intention, lors d'une déclaration tenue le week-end dernier, de « contribuer à éclairer l’opinion sur la procédure judiciaire en cours ».

Clarifier les enjeux de la procédure judiciaire

Selon Alexandre Awassi, conseiller stratégique national et porte-parole du parti, l'objectif est de « permettre à nos compatriotes de distinguer les faits judiciaires, les responsabilités institutionnelles et les considérations politiques qui peuvent entourer cette affaire. Il convient dès lors de replacer ladite procédure dans son contexte historique et juridique ».

Le responsable de l'UDB a souligné que la procédure actuelle n'a pas été initiée par l'administration du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Il a rappelé que « sous l’ancien régime, le Gabon avait déjà adopté la même posture. Cette démarche avait été acceptée par la Cour d’appel de Paris le 14 mars 2023 ».

L'État gabonais, partie civile pour défendre ses intérêts

Pour l'UDB, il est crucial de séparer « les responsabilités de l’État, des considérations politiques, partisanes ou familiales qui sont par nature contingentes ». Le parti présidentiel insiste sur la logique derrière la constitution du Gabon en tant que partie civile : « celle de préserver la capacité de la République gabonaise à faire valoir ses droits et à défendre ses intérêts patrimoniaux devant la justice française ».

Alexandre Awassi a fermement déclaré que « l’intérêt supérieur de la Nation doit demeurer la considération première ». L'UDB, tout en réaffirmant son « soutien indéfectible à son président fondateur », a lancé un appel à la retenue. Le parti souhaite que « cette affaire ne devienne ni un instrument de règlement de comptes politique, ni un sujet de division nationale, mais qu’elle soit traitée dans le respect du droit et des intérêts de la République ».

Un écho aux précédentes prises de position

Cette intervention du parti au pouvoir fait suite à celle, très remarquée, du Parti démocratique gabonais (PDG), l'ancienne formation présidentielle. Par la voix de sa secrétaire générale, Angélique Ngoma, le PDG avait appelé au respect de la mémoire de son défunt président fondateur, Omar Bongo Ondimba. De même, son actuel président, Blaise Louembe, avait insisté sur la nécessité de l'apaisement durant la procédure judiciaire en cours en France.

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