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Société

Gabon : Okala se soulève contre une démolition annoncée, les riverains exigent justice.

Par La rédaction 25 août 2026 114 vues⏱️ 3 min
Gabon : Okala se soulève contre une démolition annoncée, les riverains exigent justice.

La tension est palpable dans le quartier d'Okala, à Libreville, alors qu'une opération de démolition est annoncée pour ce mardi 25 août 2026. Les riverains, organisés en collectif, expriment leur vive opposition et leur incompréhension face à cette décision, d'autant plus qu'une rencontre avec la gouverneure de l'Estuaire était prévue pour examiner leurs situations foncières.

Un conflit foncier de longue date

La genèse de cette crise remonte à plus de trois mois. Des agents de l'Agence nationale de l'urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (Anuttc) avaient alors procédé au marquage de plusieurs terrains, suscitant l'inquiétude des habitants en l'absence de toute concertation préalable. Face à ce qu'ils considéraient comme une atteinte à leurs droits, les résidents s'étaient mobilisés pour obtenir des éclaircissements et défendre leurs intérêts légitimes.

Le dossier avait rapidement été porté à l'attention du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Ce dernier avait alors instruit les élus locaux de dialoguer avec les populations concernées. Les habitants d'Okala affirment avoir respecté cette démarche, attendant avec impatience une entrevue avec Françoise Dikoumba, gouverneure de l'Estuaire, afin de présenter leurs titres fonciers et les preuves des démarches entreprises auprès des services des Domaines et du Cadastre.

Des procédures bafouées selon les riverains

C'est dans ce contexte d'attente d'un dialogue constructif que les équipes de l'Anuttc sont revenues sur le terrain. Elles ont procédé à un nouveau marquage et ont fixé un ultimatum de trois jours avant une éventuelle intervention de démolition. Pour le collectif des populations riveraines, cette méthode est précipitée et ne respecte en rien les procédures foncières établies. Édouard Ekomie, porte-parole du collectif, insiste sur la nécessité d'écouter les habitants et de traiter toute éventuelle indemnisation en stricte conformité avec la loi.

« Ce que nous souhaitons, c’est simplement que les choses se fassent dans les règles de l’art, dans le respect des procédures foncières en République gabonaise », a-t-il affirmé. M. Ekomie a également rappelé que de nombreux résidents possèdent des titres fonciers valides, tandis que d'autres sont engagés dans des processus de régularisation de leurs parcelles. Il a cité l'exemple d'Okala Carrière, où une opération similaire s'était déroulée dans le calme et avait inclus des mesures d'accompagnement pour les populations.

Alors que le délai imparti par l'Anuttc expire ce mardi 25 août, les habitants d'Okala lancent un appel pressant aux autorités. Ils espèrent une intervention rapide pour empêcher une démolition qu'ils jugent injustifiée et prématurée. Le collectif souhaite que le président de la République soit pleinement informé de la situation et que la concertation promise puisse être menée à son terme. Pour ces riverains, l'objectif n'est pas de s'opposer aux projets de l'État, mais bien de faire respecter leurs droits fondamentaux.

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