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Société

Crise salariale chez Agropag : des mois sans paie, les employés lancent un cri d'alarme

Par La rédaction 15 août 2026 103 vues⏱️ 2 min
Crise salariale chez Agropag : des mois sans paie, les employés lancent un cri d'alarme

La situation est critique pour les employés d'Agropag, une entreprise agro-industrielle confrontée à des mois d'arriérés de salaires. Cette défaillance de gestion et de gouvernance a plongé de nombreuses familles dans une précarité financière alarmante. Face à cette crise sociale, une mission de médiation dépêchée par le ministère de l'Agriculture s'est rendue récemment à Ndendé. Son intervention a permis de dialoguer avec les travailleurs et de suspendre un projet de marche pacifique, orientant le dossier vers la Présidence de la République pour une résolution.

Une crise qui menace l'ensemble du secteur

L'ampleur du malaise dépasse largement la province de la Ngounié, affectant l'ensemble des sites d'Agropag à travers le pays. Un arrêt définitif des activités sur ces implantations agro-industrielles aurait des répercussions immédiates et potentiellement dévastatrices. Sur le plan agropastoral, la cessation des opérations paralyserait l'approvisionnement en intrants essentiels et la maintenance des équipements. Cela entraînerait inévitablement une perte massive et incontrôlée des cheptels bovins, mais aussi l'effondrement total des filières d'élevage, d'aviculture et des cultures céréalières en cours de développement.

Des enjeux nationaux majeurs

Au-delà des conséquences directes pour les employés et le secteur, l'interruption prolongée des activités d'Agropag porterait un coup sévère aux ambitions de souveraineté alimentaire de l'État. Le pays verrait sa dépendance aux importations de denrées s'accentuer, tandis que le commerce local dans les zones de production serait gravement asphyxié. Initialement conçue pour être un modèle d'autosuffisance nationale, la structure se retrouve aujourd'hui au cœur d'une crise dont la résolution est impérative. L'apurement des arriérés de salaires et une solution globale au conflit sont désormais les seules voies pour préserver des milliers d'emplois et éviter la disparition définitive du secteur agropastoral public.

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