
Le président Oligui Nguema investit 55 milliards de FCFA pour transformer la santé gabonaise.
Libreville, le 30 août 2026 – Lors de la célébration de la Fête de la Libération, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a placé le domaine de la santé au cœur de ses préoccupations. Dans une allocution marquante, le chef de l'État a dévoilé un ambitieux programme d'investissement de 55 milliards de FCFA. Ce financement colossal vise à moderniser l'équipement hospitalier, relancer les services de restauration au sein des établissements et alléger la charge financière des bénéficiaires de la CNAMGS.
Le président Oligui Nguema a souligné que la véritable portée de la Libération ne se limite pas aux réalisations matérielles ou aux déclarations officielles, mais se manifeste avant tout dans le bien-être quotidien des Gabonais. « La libération se mesure également dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. À cet égard, la santé demeure une priorité absolue de mon action », a-t-il affirmé avec force.
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Préalablement à l'énoncé de ces mesures, le chef de l'État a tenu à saluer le dévouement du personnel soignant. Médecins, infirmiers, sages-femmes, techniciens, ainsi que le personnel administratif et d'appui : tous ceux qui, selon ses mots, « tiennent nos établissements de santé dans des conditions souvent difficiles ». Il a martelé : « Leur engagement honore la Nation. Leurs difficultés doivent être entendues et leurs conditions de travail améliorées ».
Un investissement majeur pour moderniser les équipements hospitaliers
Le plan prévoit concrètement une allocation exceptionnelle de 44 milliards de FCFA dédiée au renforcement du plateau technique national. L'ambition est manifeste : équiper les hôpitaux gabonais d'infrastructures modernes, d'outils de diagnostic performants et de matériel de soin adaptés aux exigences des citoyens.
Restauration hospitalière : le retour de la dignité
Le second volet de ce programme vise à restaurer la dignité au sein des établissements de santé. Une somme de 6 milliards de FCFA est allouée à la réactivation des services de restauration hospitalière. Cette initiative à fort impact social bénéficiera directement aux patients, à leurs accompagnants et au personnel soignant.
Soutien à la CNAMGS pour un accès aux soins élargi
Enfin, pour améliorer le pouvoir d'achat des patients, le président a annoncé une enveloppe additionnelle de 5 milliards de FCFA. Ces fonds sont spécifiquement destinés à optimiser les prestations de la CNAMGS, garantissant ainsi à un plus grand nombre de Gabonais un accès aux soins essentiels, sans que les contraintes financières ne constituent un obstacle.
Au total, c'est une injection massive de 55 milliards de FCFA qui est opérée dans le secteur de la santé. « Ces secteurs sont chers à mon projet de société », a-t-il rappelé. Cependant, cet effort financier s'accompagne d'une ferme exigence de qualité. « Aussi, en retour, j’attends de vous une meilleure qualité de service », a-t-il clairement indiqué. Le président a également donné des directives strictes pour que chaque ressource financière générée par les établissements de santé soit « retracé et employé avec rigueur ». L'ambition gouvernementale est de prévenir toute irrégularité et, surtout, de « replacer le malade au centre de toutes nos actions ».
Dans la continuité de cette démarche, le président Oligui Nguema a demandé aux membres de son gouvernement d'engager une réflexion approfondie sur l'harmonisation des quotes-parts provenant des recettes propres des hôpitaux civils et militaires. Cette mesure vise à instaurer une gestion plus ordonnée et équitable des ressources hospitalières.
Ces annonces posent les fondations d'une nouvelle ère pour le système hospitalier gabonais : moins de défaillances matérielles, une meilleure prise en charge alimentaire des patients, une réduction des obstacles financiers à l'accès aux soins et une transparence accrue dans la gestion. La santé, considérée comme un pilier fondamental de la dignité nationale, entre désormais dans une période d'investissements substantiels et d'exigences élevées. Le message délivré en ce 30 août est clair : l'État fournit les ressources nécessaires et en attend des résultats concrets.
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