
Tragédie à Bitam : Deux nourrissons périssent dans un incendie.
Une tragédie a frappé la ville de Bitam, au nord du Gabon, dans la nuit du mercredi 9 au jeudi 10 septembre 2026. Un incendie dévastateur a coûté la vie à deux nourrissons, dont les corps ont été retrouvés parmi les décombres de leur domicile familial. Le drame laisse un unique rescapé parmi les trois enfants présents : un garçonnet de moins de six ans, dont le poignant témoignage pointe du doigt la chute d'une bougie comme origine du sinistre. Depuis jeudi, plusieurs membres de la famille sont auditionnés au commissariat de police de Bitam afin d'éclaircir les circonstances de cette nuit funeste.
Les premières investigations, relayées par La Une Woleu-Ntemoise, suggèrent que l'embrasement a eu lieu entre 2h00 et 3h00 du matin. Les flammes, d'une violence inouïe, se sont propagées à grande vitesse dans la résidence, où se trouvaient les trois jeunes occupants, livrés à eux-mêmes. Si l'aîné a miraculeusement réussi à s'extirper du brasier, les deux bébés n'ont eu aucune chance, leur décès étant confirmé par la macabre découverte de leurs dépouilles quelques heures plus tard.
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Le témoignage bouleversant du jeune rescapé
Le petit garçon, unique survivant de l'incendie, a livré un témoignage fragmenté mais essentiel aux enquêteurs. Il a relaté la présence d'une bougie, le départ d'une femme accompagnée d'une amie, puis son propre coucher. « Et puis elle est sortie avec sa copine », a-t-il confié, avant d'ajouter, avec la simplicité de l'enfance : « Et puis la bougie est tombée. » Questionné sur la suite des événements, il a simplement indiqué être sorti de la maison. Il a également confirmé, d'un hochement de tête, qu'il dormait aux côtés d'un bébé.
Ce récit offre une première piste précieuse pour comprendre la séquence des faits. Cependant, la brièveté des réponses et le manque de détails sur certains points ne permettent pas encore de reconstituer une chronologie précise. L'identité de la personne mentionnée comme étant sortie avec une amie n'a pas été révélée par l'enfant. Son témoignage sera confronté aux autres éléments de l'enquête afin de déterminer précisément comment la bougie aurait pu déclencher l'incendie.
Les premières informations recueillies esquissent un scénario préoccupant. Il semblerait que la mère des enfants s'était rendue à Minvoul, confiant la garde de sa progéniture à sa fille aînée. Or, cette dernière aurait à son tour quitté le domicile vers 22h00, plusieurs heures avant le drame, abandonnant les trois jeunes enfants à l'intérieur de la maison avec une bougie allumée. Les motivations de cette absence prolongée ainsi que les mesures de surveillance mises en place – ou non – restent des points cruciaux à élucider pour les enquêteurs.
L'enquête pour déterminer les responsabilités
Si la piste de la bougie, avancée par le jeune survivant, est prise au sérieux, elle ne suffit pas à elle seule à expliquer l'intégralité des circonstances de l'incendie ni à établir d'éventuelles responsabilités. Les investigations approfondies devront notamment déterminer l'emplacement exact de cette source lumineuse, les facteurs ayant conduit à la rapide propagation des flammes, et les conditions précises dans lesquelles le petit garçon a pu échapper au sinistre.
Depuis jeudi, les auditions se multiplient au commissariat de police de Bitam. La mère de famille, ainsi que d'autres proches, sont entendus afin de recouper les témoignages et de reconstituer la chronologie exacte des événements de cette nuit. Ces interrogatoires se déroulent alors que la découverte des corps des deux nourrissons a jeté une lumière crue sur l'ampleur de la tragédie. À ce stade, aucune conclusion officielle concernant d'éventuelles responsabilités n'a été communiquée.
Pour la famille endeuillée, la confirmation du décès des deux très jeunes enfants constitue une douleur incommensurable. Le troisième, le petit garçon rescapé, reste le seul témoin direct des instants précédents le drame. Son état de santé et les détails de sa prise en charge n'ont pas été rendus publics. Son témoignage, bien que fragmenté, est désormais un pilier central pour les enquêteurs dans leur quête de vérité et pour comprendre ce qui s'est déroulé dans l'intimité de ce foyer de Bitam.
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