
Gabon : 7 milliards de FCFA d'impayés à la BAD freinent le projet Ndende-Doussala.
Le projet routier stratégique Ndende-Doussala au Gabon est menacé d'une interruption majeure. Selon des informations relayées par le quotidien L’Union, un montant colossal de 7 milliards de francs CFA, correspondant à des décomptes impayés par l'État gabonais auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD), met en péril le calendrier d'exécution des travaux. Cette situation critique pourrait conduire à l'arrêt imminent du chantier, pourtant considéré comme une priorité de la transition.
Un projet vital en suspens
Longue de 46 kilomètres, cette infrastructure est cruciale pour l'intégration sous-régionale. Le projet, confié à l'entreprise chinoise Sinohydro B14, affichait un taux d'avancement de 55%. Cependant, depuis mars 2026, la BAD a suspendu ses décaissements. Cette mesure intervient « en représailles au Gabon qui n’a toujours pas régularisé ses arriérés », comme le souligne L’Union. Une telle décision entrave désormais l'approvisionnement et le bon fonctionnement du chantier, fragilisant l'ensemble de l'opération.
À LIRE AUSSI
Eau et électricité à Port-Gentil : 100 milliards et 90 MW pour en finir avec les pénuries.
Conséquences directes sur le terrain
L'interruption des financements de la BAD a des répercussions immédiates pour Sinohydro. L'entreprise éprouve de sérieuses difficultés à honorer ses engagements envers ses fournisseurs, entraînant une « rupture de stock de carburant, de bitume, de ciment et d’émulsions », toujours selon L’Union. Ces pénuries risquent de ralentir considérablement le rythme des travaux, compromettant les délais de livraison de cette liaison essentielle pour le sud du pays.
À LIRE AUSSI
Chantiers de la Nyanga : Pénurie de matériaux ou problèmes de gestion ? Le ministre s'explique
Tensions budgétaires et perspectives
Ce n'est pas la première fois que le chantier Ndende-Doussala fait face à des obstacles, ayant déjà connu des difficultés similaires à trois reprises. Néanmoins, des engagements pris en avril avaient permis de faire progresser le taux d'avancement de 30% à 55%. Le Gabon traverse actuellement une période de fortes tensions de trésorerie, impactant l'ensemble des secteurs. La révision de la loi de finances, marquée par d'importantes coupes budgétaires et une réduction significative du budget d'investissement, complique davantage la poursuite des grands projets d'infrastructures nationaux.
Partager cet article
Poursuivez votre lecture

Gabon : 29 milliards de FCFA de dette FMI effacés, un pas vers la stabilité financière

Oyem : Des ordinateurs portables pour près de 200 jeunes entrepreneurs gabonais

Découvrez « My Ndoss », l’application qui simplifie les recharges mobiles et récompense ses utilisateurs


